A la découverte des trésors du Laos au rythme suave du fleuve Mékong.
Allongé sur l’un des sofas du pont, le passager du « Vat Phou » vit un rêve. Un songe dont la quiétude n’est troublée que par les papillons qui viennent lui chatouiller le cou, les barmen qui lui apportent des jus de fruits glacés tout juste pressés et l’irrésistible envie de se lever pour admirer depuis la balustrade du bateau le splendide coucher de soleil sur le Mékong.

Paksé, « la bouche de la rivière »
Le voyage a commencé dans la troisième ville du Laos, à Paksé, « la bouche de la rivière », et avec lui la découverte des premières images du fleuve mythique. Sur les rives, les enfants surgissent de petits temples, jouent et plongent dans l’eau. Des hommes au chapeau conique embarqués sur des pirogues récupèrent leurs nasses de fortune puis remontent leur pêche dans les belles maisons aux toits de paille sur pilotis.
Temples et plage de sable blanc
Tout a été pensé pour que la croisière soit parfaite. Une ou deux escales par jour permettent de découvrir les trésors qui jalonnent les bords Laos du Mékong. Le Vat Phou, un somptueux site khmer, est pour certains l’objet même du voyage. Edifié au Xe siècle, ce temple pré-angkorien a été, des palais au sanctuaire, magnifiquement conservé. Plus loin, l’embarcation accoste sur une plage de sable blanc pour permettre de partir à la recherche d’un autre temple khmer, Oum Moung, dans la jungle.
Ecouter les mouvements du fleuve
De retour sur le bateau, nous reprenons le rituel. Les chaussures sont laissées à l’entrée et le farniente commence dans l’un des confortables fauteuils en rotin. Le bateau n’a que douze cabines, les passagers ne se rencontrent que rarement. L’heure du repas est l’occasion de faire connaissance autour de succulents poissons du Mékong cuisinés à la sauce aigre-douce, de nems, de chips de légumes et de fruits tropicaux.
Le fleuve est ocre et les terres, fertiles, donnent à la végétation un vert éclatant. Devant notre air contemplatif, un homme de l’équipage s’approche et médite : « En Asie, on dit : au Vietnam ils regardent le riz grandir, en Thaïlande ils en font le commerce, au Laos ils l’écoutent pousser. » C’est bien ce que font les passagers du « Vat Phou », écouter les mouvements du fleuve et la vie qui s’organise autour.











