La route 66 (officiellement U.S. Route 66) est une ancienne route américaine qui reliait Chicago (Illinois) à Santa Monica (Californie), près de Los Angeles
Parmi les routes mythiques qui traversent l’histoire des Etats-Unis, il y en a une, The mother road, qui a tracé ses sillons au plus profond de l’imaginaire américain. Pendant plus de cinquante ans, la route 66 a étalé ses kilomètres de bitume à travers huit Etats et trois fuseaux horaires. De Chicago à Los Angeles, elle suivait la course du soleil et creusait l’Amérique profonde. Aujourd’hui morcelée, presque oubliée, elle n’en reste pas moins une légende.
La route 66 : un esprit libertaire
L’U.S. Highway 66, communément appelée Route 66 ou encore Mother Road est connue comme étant la première route «tout-climat» liant Chicago à Los Angeles. Ce segment d’autoroute nationale reste la plus courte liaison entre Chicago et Los Angeles. De ce fait, pour des milliers d’automobilistes, la Route 66 devenait la route la plus populaire qui allait vers l’ouest, et ce, pour des décennies.
Cette route, souvent romancée, représente un exemple typique de la transformation de diverses pistes en «super-autoroute». Non seulement la Route 66 soulignait l’importance de la voiture comme un accomplissement technologique, mais symbolisait également une sorte de liberté sans précédent ainsi qu’une mobilité pour chaque Américain qui pourrait posséder et conduire une voiture. En réponse, l’Administration Fédérale s’engagea à relier chaque petite ville des U.S.A. à toutes les capitales métropolitaines.
Tel un composant du réseau fédéral, la Route 66 reliait l’ouest rural isolé des centres urbains du Midwest et du Nord-est. Chicago servait depuis longtemps comme point de transit de produits qui étaient transportés vers l’ouest. La création de la Route 66 assurait la continuité de ce maillon socio-économique vital. L’apparition de l’U.S. Highway 66 vint à un temps de discordance économique, de rupture politique et de conflit global, et elle permit le rapprochement le plus simple des gens dans l’histoire des Etats-Unis.
Nombreux sont les hommes, les familles à avoir pris ce chemin, des rêves plein la tête et des illusions plein les poches, pour se construire une vie plus belle sous le soleil de l’Ouest.



American way of life
C’est à partir de 1923 que commença la conception de cette voie transcontinentale. Il s’agit d’améliorer le réseau routier, de relier l’Est à l’Ouest au nom du développement économique. Il faut sortir les régions figées du Middle West de leur ennui en les abreuvant de trafic. Des millions de chômeurs fuient la Grande Dépression pour participer à ce vaste chantier qui s’étend sur douze ans et 4.000 kilomètres.
Pendant la Seconde Guerre, de nombreux appelés arpentent cet axe stratégique. Ils vont, ils viennent entre usine d’armement et camp d’entraînement. L’un d’eux, Bobby Troup, composera plus tard cet hymne fameux, Get your Kicks on Route 66. La chanson est reprise par Nat King Cole, Chuck Berry, par les Stones…
Les années d’après-guerre vont dessiner l’american way of life. La 66 porte haut les couleurs et les emblèmes de cette culture populaire. La middle class américaine se rue sur le Middle West. C’est les vacances, on gagne la côte Ouest. L’artère mère connaît alors son apogée. Elle voyage à l’intérieur du pays, traverse les villes. Une multitude d’affaires familiales, des milliers de motels, de fast-foods et de stations-service font fleurir leurs enseignes ici et là.
Le trafic est infatigable. L’Highway 66 devient rapidement l’un des moteurs de la culture américaine. Cette voie royale alimente l’amour du peuple pour les belles bagnoles. Le cinéma et la littérature en font un décor mythique. Easy Rider, Thelma et Louise, les Blues Brothers, Midnight Run, Cars…
Place aux Interstates Highway
De nouvelles voies, plus rapides et moins dangereuses, s’élancent. Exit, la piste 66. Le flux des vacanciers et des voyageurs lui préfère ses jeunes voisines, bien mieux roulées. Ces autostrades impersonnelles contournent les villes qui jalonnaient jadis le voyage. Les aires d’autoroutes volent la vedette aux downtown, isolant définitivement les touristes du pittoresque local. En bâillonnant la route 66, c’est toute une économie que l’on étouffe. Les milliers de petits commerces qui bordent la diagonale sont contraints, faute de public, à mettre la clé sous la porte. Les symboles du rêve américain tombent en ruine.
En Octobre 1984, la nouvelle autoroute highway 40 a remplacé totalement la dernière section de la route 66 près de Williams en Arizona. De nos jours que des ruines restent encore présentes de cette vieille route mère. Vous pouvez voir quelques sections le long de l’autoroute. Dans les rues principales de petites villes du Middle West et sud-ouest on voit encore des panneaux historiques affichant historic route 66.
Les sections les plus longues et intactes de cette vieille route se trouvent dans la partie Ouest de l’état d’Arizona et Sud-Est de la Californie. La partie entre Flagstaff en Arizona et Los Angeles est la plus attirante et facile à trouver. Le long de cette partie, se trouvent les plus grandes sections de la route d’origine avec d’autres attractions dans les alentours. Le Grand Canyon, Sedona, Boulder Dam, Las Vegas, Barstow et le désert Mojave sont tous très près de la vieille route 66. Louer une Corvette ou une Harley Davidson à Las Vegas, aller jusqu’à Kingman, et faire un peu de vitesse sur la vieille route…
Les étapes incontournables de la Route 66
La route 66 traverse 8 Etats. De l’est vers l’ouest : l’Illinois, le Missouri, le Kansas, l’Oklahoma, le Texas, le Nouveau Mexique, l’Arizona et enfin la Californie.

La Route 66 en Illinois
Entre la mégalopole qu’est Chicago et la quiétude des régions agricoles du centre-ouest, l’Illinois réalise le grand écart. La diversité de sa population et de ses activités économiques en font d’ailleurs un microcosme des Etats-Unis.
Conseils :
CHICAGO – Restaurant Lou Mitchell’s, près de Union Station, 565 W Jackson Blvd : dès le départ, toute la saveur et le décor classique de la 66 !
Mc LEAN – Dixie Trucker Home, un restaurant pour routiers absolument délicieux.
DWIGHT / ODELL – Nostalgie et pompes à essence. Deux stations-service des années 30 restaurées avec le plus grand soin ! L’Ambler’s Texaco de Dwight a même été transformée en centre d’information pour les touristes.
SPRINGFIELD – Capitale de l’Illinois, industrielle et commerçante. Snell Road : 2 kilomètres de pur bonheur sur une section de route pavée de briques rouges ! Pont couvert de Sugar Creek.
La Route 66 dans le Missouri
Dans le Missouri, la Route 66 aime à flâner.
Elle prend son temps et ondule paisiblement en traversant le modeste (en altitude) mais important (en étendue) massif montagneux des Ozarks.
Saint Louis marque le début du grand Ouest, celui qui fut si difficile à conquérir.
Mais le Missouri est aujourd’hui une terre apaisée et accueillante.
Conseils :
MITCHELL / GRANITE CITY – Le spectaculaire Chain of Rock Bridge sur le Mississipi : aujourd’hui désaffecté, c’est l’un des rares pont au monde à comporter un virage très accentué à mi-longueur.
STANTON / BOURBON : L’arrivée dans les Ozarks. Cette zone montagneuse s’étendant sur 122 000 km² est la plus importante entre les Rocheuses et les Appalaches. A voir : le Jesse James Wax Museum.
CUBA : Une étape s’impose au Missouri Hick Bar-B-Q, un restaurant d’allure délicieusement rustique où l’on sert d’excellentes grillades au… barbecue. Mais Cuba est surtout réputée pour ses multiples peintures murales. La ville s’est d’ailleurs proclamée Route 66 Mural City !
ROLLA – Bourgade entourée de collines verdoyantes. Beaux tronçons de la 66. Un restaurant et motel fameux : Zeno’s : 1621 Martin Springs Drive.
DEVIL’S ELBOW – Le Coude du Diable sur la 66, un pont, un virage un peu délicat et un superbe café avec billard pour les motards, Elbow Inn.
LEBANON – On y trouve un des plus agréables et plus anciens motels de la Route 66, Le Munger Moss Motel, fondé en 1946, est typique des hôtels qui jonchaient la 66 lors de son âge d’or.
La Route 66 dans le Kansas
La Route 66 pénètre presque au Kansas par mégarde. La Route ne parcourt que 21 kilomètres en faisant un bref crochet par le sud-est de cet état. Une zone sinistrée, marquée par le déclin des mines de charbon.
Ici, la Route 66 s’écarte un moment de l’Interstate comme pour mieux vous faire ressentir la désolation de cette région. Ambiance fin du monde garantie !
Conseils :
GALENA – Pour l’intérêt de traverser une vraie ville fantôme. Galena se consacra à l’exploitation minière pendant soixante-dix ans.
RIVERTON – Une visite s’impose au General Store des Frères Eisler, une épicerie de 1925 intacte (sur la rue principale qui est…la 66 !).
La Route 66 dans l’Oklahoma
Ancienne terre indienne, soumise aux caprices du climat et des tornades, l’Oklahoma est aujourd’hui un état économiquement très dynamique, en pointe sur les technologies de l’électronique et des télécommunications.
C’est aussi un important fournisseur en bétail et céréales.
Ici, les Interstates sont payantes (les Turnpikes). Du coup, la Route 66 conserve son utilité.
Conseils :
COMMERCE – Quelques kilomètres avant Miami se trouve la ville de Commerce, dont l’enfant le plus célèbre est Mickey Mantle, le fameux joueur de base-ball. Commerce eut également maille à partir avec Bonnie et Clyde.
MIAMI – Superbe théâtre dans la petite ville de Miami financé par George Coleman, riche homme d’affaires (industries pétrolières et minières) de la région. (Le plomb, le zinc et l’or noir ont apporté la richesse à l’Oklahoma, au point que Tulsa, la deuxième ville de l’état, fut surnommée Oil Capital of the world).
FOYIL – A 4 miles de Foyil se trouve le Totem pole park, où trônent quelques totems impressionnants, dont le plus haut du monde : plus de 27 mètres !
CLINTON – Un motel : le Trade Winds Court Inn où a séjourné Elvis Presley à plusieurs reprises. On peut dormir dans la chambre qu’il occupait et qu’il avait meublée à son goût. Juste en face du motel, ne pas rater le Route 66 Museum.
La Route 66 au Texas
La Route 66 couvre ici l’une de ses distances les plus modestes : moins de 300 km, à travers le Panhandle, la partie nord du Texas. Mais ces kilomètres sont souvent magiques, à travers des paysages de western !
Conseils :
SHAMROCK – Shamrock, première ville texane traversée par la Route 66, s’enorgueillit de posséder l’un des bâtiments les plus célèbres de la Route 66, à l’intersection des routes 83 et 66 : le U Drop Inn et sa station-service construite en 1936 dans un style Art-Déco avant-gardiste.
McLEAN – Ne pas rater le plus étrange musée imaginable, Devil’s Rope, musée du Fil de Fer Barbelé. Passionnant.
AMARILLO – Amarillo est la principale ville du Panhandle, la partie nord du Texas que traverse la Route 66. La ville est célèbre pour le Big Texan Steakhouse, mais recèle également le fameux Cadillac Ranch et ses dix voitures plantées dans le sol. Dans un quartier qui réunit plusieurs boutiques d’antiquités, une librairie incroyable (75 000 ouvrages anciens et modernes).
ADRIAN – Dans le sens Chicago-Los Angeles ou dans le sens inverse, Adrian constitue le milieu de la Route 66 (1823 km de chaque côté). Demander Fran au Midpoint Café.
La Route 66 au Nouveau Mexique
La Route 66 prend son temps au Nouveau Mexique, immenses réserves indiennes, villes d’influence espagnoles (Santa Fe), paysages grandioses… Au moins 784 km de méandres entres missions espagnoles et pueblos indiens.
La Route a souvent changé de tracé, passant par Santa Fe jusqu’en 1937, avant de tirer tout droit vers Albuquerque.
Conseils :
TUCUMCARI – La ville, à mi-chemin entre Amarillo et Albuquerque distantes de 500 Km, et puissante industrie hôtelière au meilleur de la route 66, tente aujourd’hui de se ressourcer en misant sur le regain d’intérêt que suscite la Route 66. Les hôteliers locaux ont décidé de remettre au goût du jour le slogan historique Tucumcari tonite (passez la nuit à Tucumcari), tandis que l’avenue principale a été rebaptisée Route 66 Boulevard en 2003.
SANTA ROSA – Impossible de manquer le Route 66 Auto Museum : un hot rod jaune se dresse au bout d’un mât sur le parking ! Riche collection de véhicules, plaques émaillées, anciennes pompes à essence et autres publicités d’époque.
BAJADA HILL – Certaines sections particulièrement difficiles de la Route 66 causeront bien des soucis aux premiers voyageurs empruntant la Route, comme celle de la Bajada Hill…
GALLUP – Capitale du western depuis les années vingt. Tout autour, les paysages, parcs et monuments nationaux : Mesa Verde, Canyon de Chelly, Rainbow Bridge, Chaco Canyon. Séjourner ou, au moins, passer boire un verre au Rancho Hotel où toutes les grandes stars d’Hollywood sont passées et ont laissé leur photo dédicacée.
La Route 66 en Arizona
L’Arizona est la terre des grands espaces, des déserts arides et de l’aventure. La région a fasciné des millions de voyageurs avec des paysages aussi célèbres que le Grand Canyon, Meteor Crater ou la Forêt Pétrifiée.
La Route 66 traverse ici les paysages qui ont fait la légende de l’Ouest, entre villes fantômes et cités-champignons nées du chemin de fer. Plus de 600 km de pur bonheur…
Conseils :
PAINTED DESERT – Ce désert peint est le résultat du lent travail des colossales forces de
la nature. Un paysage sauvage et magnifique, qui se dévoile sous son meilleur jour à l’aube ou au coucher du soleil.PETRIFIED FOREST – Après les paysages martiens du Painted Desert, les décors lunaires de la Forêt Pétrifiée. Ici, la nature s’est fait magicienne, en transformant le bois en pierre.
METEO CRATER – L’autre surprise de l’Arizona est un vaste cratère creusé dans l’immense plateau environnant. Un cratère qui suscita longtemps bien des interrogations…
FLAGSTAFF – C’est la porte du Grand Canyon et de Monument Valley. Flagstaff a de faux airs de San Francisco, de New Orleans et de ville européenne. Cafés, musique, décontraction.
GRAND CANYON – Le spectaculaire Grand Canyon n’est certes pas exactement sur la Route 66… mais il n’est qu’à 100 kilomètres ! Impossible de ne pas visiter cette splendeur de la nature.
SELIGMAN – Isolée et charmante. Une seule rue, comme dans les westerns. Un ou deux motels et quelques magasins sympathiques dont le petit café-épicerie de Jerry & Rick (223 E Route 66) où l’on mange américain ou oriental…
KINGMAN – Pour les amateurs de la Route 66, l’arrêt est obligatoire au Powerhouse Visitor Center, une ancienne centrale électrique reconvertie en office du tourisme. Le bâtiment accueille aussi le siège de la Route 66 Association of Arizona, première organisation destinée à promouvoir la sauvegarde de la Mother Road.
LAS VEGAS – Bien sûr, Las Vegas n’est pas sur la Route 66, ni même en Arizona. Mais Sin City n’est qu’à deux heures et demie de route de Kingman : la tentation d’y faire un tour est irrésistible !
OATMAN – Ville de western conservée telle quelle, ânes compris qui se baladent dans la rue. Beaucoup de commerçants. C’est à l’hôtel principal d’Oatman qu’en 1939, Clark Gable et Colette Lombard, poursuivi par les photographes, se sont réfugiés pour passer leur nuit de noces.
La Route 66 en Californie
Etat le plus prospère des Etats-Unis, le plus peuplé aussi, la Californie joue les contrastes entre Los Angeles la surpeuplée et l’interminable désert Mojave.
Un contraste saisissant lorsque l’on emprunte la Route 66 : l’immense agglomération de Los Angeles se mérite, et ne s’obtient qu’après avoir traversé des régions parmi les plus arides du pays. Conseils :
AMBOY – Le Roy’s Motel Café crée en 1938, avec ses petits bungalows et son architecture très futuriste pour l’époque. Depuis 2005, le lieu appartient au gérant d’une chaîne de restaurants, qui espère restaurer motel et station-service afin de les rouvrir au public.
NEWBERRY SPRINGS – C’est ici qu’a été tourné le fameux film Bagdad Café. Le café, tenu par une dame charmante du nom d’Andrea Pruett, est presque intact, en tous cas il ressemble à ce qu’on s’attend à voir.
PASADENA-LOS ANGELES-BEVERLY HILLS – L’Arroyo Seco Parkway permet d’accéder très rapidement et sans feu rouge au centre-ville de Los Angeles. Emprunter la sortie 24B et rejoindre Sunset Boulevard. Attention, les quartiers environnants étant plutôt mal famés ! Seule consolation, c’est sur Sunset qu’apparaît le fameux signe Hollywood.
SANTA MONICA – C’est le bout du voyage. La route 66 que l’on aura perdue à plusieurs reprises (innombrables échangeurs, autoroutes etc.) devient le Santa Monica Boulevard qui finit à l’Océan Pacifique (Santa Monica Pier).

Bon à savoir et infos utiles
Quelle est la longueur de la Route 66 ?
La longueur couramment admise est donc celle "post 1937", amputée du détour par Santa Fe. Dès lors, la Route 66 a avoisiné les 2 280 miles, soit environ 3 670 kilomètres.
Pourquoi le matricule « 66 » ?
Lors de la création du réseau de routes inter-états, en 1925, il fut acquis que les routes principales porteraient des numéros inférieurs à 100. D’autre part, celles assurant des liaisons selon l’axe est-ouest hériteraient de numéros pairs, les impairs étant réservés pour les routes nord-sud.
La Route 66 devait initialement s’appeler « Route 60 », mais des élus des états du Kentucky et de Virginie ont insisté pour garder le matricule 60 pour une de leurs routes. Cyrus Avery, le père de la Mother Road, et ses collègues se sont alors rabattus sur le « 66 » qui sonnait bien avec le double six!
Pourquoi « Route 66 » et pas « Road 66 »?
Le terme route est un faux ami : en américain, il signifie « itinéraire ».
Combien d’états traverse-t-elle ?
8 ! De l’est vers l’ouest : l’Illinois, le Missouri, le Kansas, l’Oklahoma, le Texas, le Nouveau Mexique, l’Arizona et enfin la Californie.
Quelle est la meilleure période pour y aller ?
Il n’y a pas de mauvaise période pour visiter la Route 66. La période idéale s’étend grosso-modo d’avril à fin septembre.
En hiver, le climat est rude : la température descend bien en dessous de 0°C à Chicago, qui devient alors balayée par des vents glaciaux. En outre, certains musées, attractions et autres motels peuvent fermer leurs portes ou afficher des horaires d’ouverture réduits.
L’été, la chaleur règne tout au long de la Route 66, jusqu’à dépasser les 40°C dans le désert mojave. Des orages et averses peuvent survenir aux endroits les plus inattendus, inondant alors les plus anciennes portions non bitumées de la 66.
Combien de temps y rester ?
Deux semaines sont le minimum pour effectuer le voyage. Pour mieux en profiter, il est préférable d’y consacrer un minimum de trois semaines notamment si on veut séjourner quelques jours à Chicago ou Los Angeles, et faire un tour à Las Vegas.
Dans quel sens l’emprunter ?
Le sens historique est plutôt est-ouest : c’est la direction que prenaient les « Oakies » en quête d’une vie meilleure pendant le « Dust Bowl », et pour nombre d’Américains ayant grandi dans les années 50 à 70, c’était la route des départs en vacances pour le soleil de la Californie !
Petite astuce financier cependant : la plupart des gens louant une auto à Chicago et la déposant à Los Angeles, les loueurs proposent des tarifs plus intéressants à la minorité qui parcourt l’itinéraire dans l’autre sens.
Et l’hébergement ?
La Route 66 a toujours été parsemée de motels. Si bon nombre ont fermé lorsque la Route a été déviée, il en reste encore quelques-uns qui ne manquent pas de charme. Sinon il est toujours possible de se rabattre sur leurs équivalents modernes. Et pas besoin de réserver à l’avance ! Sauf pour Chicago et Los Angeles, afin d’obtenir des prix plus intéressants et d’éviter de perdre du temps.












